mercredi 31 octobre 2012

L'université israélienne à l'épreuve de l'échec : les chiffres



Etudiants à l'université
Selon une étude menée par le Dr Anat Goffen, qui a enquêté sur la base des données du Bureau central des statistiques israélien, 17% des étudiants dans les universités n'obtiennent pas leur diplôme, et ils sont 25% à échouer chez les étudiants de Mikhlalot.

L'étude a également constaté que les femmes échouent moins que les hommes, et que seule la moitié des élèves obtiennent leur diplôme dans les délais. Par ailleurs le taux d'abandon est plus élevé dans les sciences humaines, même si le plus faible taux d'abandon est constaté dans les facultés de droit.

L'étude sera présentée dans une conférence concernant la prévention sur le décrochage dans l'enseignement supérieur qui se tiendra la semaine prochaine à l'Université hébraïque de Jérusalem. Selon le Dr Goffen, "Israël n'a pas de définition claire de l'échec, mais les études mentionnées considèrent comme en échec toux ceux qui n'ont pas obtenu leur diplôme dans un délai de huit ans après leur inscription."


"L'étude a examiné presque toutes les universités et Mikhlalot qui comportent un Toar Rishon (NDLR : l'équivalent d'une licence) et a regardé ce que l'institution fait pour prévenir le décrochage", a expliqué le Dr Goffen. "Nous avons vu que le problème du décrochage préoccupe toutes les institutions, mais la principale différence entre elles, est la manière et l'intensité avec lesquelles elles interviennent dans le processus de décrochage." Et d'ajouter que ce n'est que récemment que le "Bureau central des statistiques a publié des chiffres qui ont permis d'analyser l'échec universitaire."

L'étude a également révélé que seule la moitié des étudiants termianient leurs études de premier cycle à temps, et qu'un cinquième ne les terminait pas même en cinq ans (pour une licence – qui devrait prendre normalement trois ans). Le pourcentage de femmes qui obtiennent leur diplôme dans les normes est de 53%, il est de 49% chez les hommes. De même, 17% des femmes sortent sans diplôme, contre 23% chez les hommes.