mardi 23 octobre 2012

Shoshana Damari : toujours là même des années plus tard


Shoshana-Damari-copie-1.jpgArticle publié initialement en février 2011, par Misha Uzan.

Voilà 5 ans qu’elle a disparu (le 14 février 2006 — voir les articles de Jean-Marie Alafort Shoshana Damari s’est éteinte et Shoshana Damari sur notre site partenaire http://un-echo-israel.net). Mais personne n’oublie celle qu’on appelait la reine de la musique hébraïque. L’occasion pour le monde du spectacle israélien de lui faire honneur et de se réunir pour commémorer ses chansons et sa carrière.

Deux grandes soirées sont prévues au cours de la semaine prochaine. Dans la première, lundi 14 février 2011, à la salle de spectacle Tzavta, à Tel Aviv, la chanteuse Yonit Sheked-Golan interprétera une série de titres de la grande Shoshana parmi lesquels Kalaniot/Anémones, Tsarih lehitkasher pamaïm/il faut appeler 2 fois, ou Magdalor, et beaucoup d’autres...




Une seconde cérémonie aura lieu au théâtre Cameraï dans la même ville, le 18 février. Elle sera également diffusée en direct sur la télévision culturelle, la première chaîne. Sous la direction de Natan Danter, de nombreux artistes se joindront à l’événement : parmi eux Shimon Bouskila, Dana Berger, Galit Giat, Roni Dlomi, Keren Hadar, Adi Cohen, Shiri Maïmon, Boaz Maouda, Yona Hatri, Lia Konig, Frorr Keren et encore Ola Shor-Salkter.

Ces cinq ans sont l’occasion de revenir sur celle qui a accompagné en musique la création et le développement de l’Etat d’Israël. Née en 1923 au Yémen, immigrée en Israël dès 1925, elle entre au théâtre satirique « Li la lou » en 1943 et chante des chansons écrites par des grands comme Nathan Alterman et Moshe Vilanski. Pendant les guerres d’Israël, elle devient avec Yafa Yarkoni, la « chanteuse des combattants », notamment parce qu’elle se rend auprès des soldats pour leur chanter des chansons. Elle est celle qui chanta le premier opéra d’Israël, Shlomit, en 1957 ; elle fut actrice dans le film « Sans patrie » en 1956, qui raconte l’histoire des sa famille et l’épopée des Juifs du Yémen ; elle reçut le Prix d’Israël (la plus grande récompense du pays) en 1988 pour sa carrière.