lundi 12 novembre 2012

Shimon Pérès a inauguré le musée juif de Moscou


Le président israélien, Shimon Peres, a inauguré vendredi à Moscou un nouveau musée juif qui retrace l’histoire des Juifs en Russie de l’époque tsariste à aujourd’hui, en passant par la période de l’Holocauste.
"Il n’existe pas de musée comme celui-ci", a déclaré M. Peres lors d’une cérémonie inaugurale du Musée juif et Centre de la tolérance aménagé dans un ancien dépôt d’autobus érigé en 1926 par l’architecte d’avant-garde Konstantin Melnikov.
De son côté, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a lu une déclaration du président Vladimir Poutine dans laquelle celui-ci se dit "convaincu que ce musée sera un lieu de dialogue et pour l’entente entre les peuples".
"Toute tentative de réviser la contribution de notre pays à la victoire dans la Deuxième guerre mondiale, ou de négation de la Shoa, est non seulement un mensonge cynique mais un oubli de l’histoire", ajoute M. Poutine dans ce message.

Un ancien temple moscovite d’art contemporain

Avant d’être transformé en musée, le bâtiment cédé en 1999 par les autorités russes à la communauté juive, a abrité jusqu’à l’an passé le Garage, temple moscovite d’art contemporain de Daria Joukova, compagne du milliardaire russe Roman Abramovitch, présent à la cérémonie.
Les galeries du musée évoquent la vie des Juifs en Russie depuis la fin du XIXe siècle à travers des oeuvres historiques, des lettres et 13 heures de témoignages vidéo de Juifs russes qui vivent dans le monde entier.
Des salles multimédias high-tech visent à recréer les images, sons et même les odeurs du passé.
Les Juifs en Russie ont été persécutés par le régime tsariste à partir de la fin du XVIIIe siècle.
Durement frappés par les purges des années 1930 sous le régime du dictacteur soviétique Joseph Staline, les Juifs ont également souffert après la Deuxième guerre mondiale et la Shoa, en particulier lors de la vague d’antisémitisme déclenchée par "l’affaire des médecins".
Il s’agit d’un prétendu complot de médecins juifs accusés d’avoir assassiné deux dirigeants soviétiques et d’avoir envisagé d’en éliminer d’autres, une machination montée de toutes pièces par le régime stalinien.

Israël Tarbout - Source : Le Figaro.fr/Reuters